Le contrôle d'étanchéité sans mise en eau consiste à insuffler une fumée sous la membrane ou dans le complexe isolant, puis à repérer où elle ressort. Le défaut est localisé à son aplomb, sur membrane PVC, EPDM ou bitumineuse, sans consommer d'eau ni charger la structure.
Pourquoi remplacer la mise en eau par un test à la fumée ?
La mise en eau reste une méthode de référence sur toiture-terrasse. Elle impose toutefois de noyer une zone, d'attendre l'infiltration, puis de suivre le cheminement de l'eau. Ce cheminement suit la pente et les discontinuités de l'isolant, rarement le défaut lui-même.
Sur une toiture ancienne, l'eau immobilisée ajoute une charge au complexe et demande un séchage avant toute réfection. Le temps passé sur site s'allonge, sans garantir le repérage du point d'entrée.
Le test à la fumée inverse la logique. La fumée est injectée dans le complexe, elle cherche la sortie et apparaît au droit du défaut. Le contrôle se fait à sec, zone par zone, et le résultat se lit directement.
- Un résultat lisible en quelques minutes, sans attendre l'infiltration.
- Aucune consommation d'eau et aucune charge ajoutée sur le support.
- Un repérage à l'aplomb du défaut, et non en bas de pente.
- Une vérification possible après chaque reprise de soudure ou de relevé.
Comment la fumée localise-t-elle le défaut ?
Le générateur produit un fumigène sec, insufflé sous la membrane ou dans le complexe isolant. La différence de pression entre l'intérieur du complexe et l'extérieur fait sortir la fumée par le premier passage d'air disponible.
Le raccordement se fait par une hélice ou une platine d'insufflation posée sur la membrane. Une fois le test terminé, la petite ouverture est refermée par une pièce de membrane soudée à chaud.
La vidéo ci-dessous illustre la mise en œuvre du contrôle à la fumée sur une toiture.
Quels matériaux de couverture sont concernés ?
La méthode s'applique aux toitures-terrasses et aux couvertures à membrane continue. Le comportement de la fumée varie selon le matériau et le mode de liaison des joints.
Sur les membranes PVC et EPDM, la fumée sèche et neutre n'attaque pas les soudures à l'air chaud ni les bandes adhésives. Sur le bitume, elle s'infiltre sous les léchés mal soudés et les relevés décollés.
Sur une toiture avec isolation intégrée, la fumée traverse le complexe (polyuréthane, laine minérale) et ressort au niveau de la faille. Le repérage reste indicatif : il oriente le diagnostic, il ne remplace pas un examen de la zone ouverte.
| Matériau | Zones à contrôler en priorité | Ce que la fumée révèle |
|---|---|---|
| Membrane bitumineuse | Léchés, relevés, joints de recouvrement | Sortie de fumée sur une soudure décollée |
| Membrane PVC | Soudures à l'air chaud, bandes de renfort | Défaut de soudure ou perforation |
| Membrane EPDM | Collages, bandes adhésives, rives | Décollement ou percement |
| Toiture avec isolant intégré | Complexe isolant et points singuliers | Passage de fumée à travers le complexe |
Ce que le générateur de fumée AGM TEC apporte au chantier
Le générateur AGM TEC est un appareil de recherche de fuite sans eau, destiné aux équipes d'étanchéité. Il produit une fumée blanche visible, injectée sous la membrane par un raccord adapté.
Le châssis est en acier, avec des poignées de transport, pour être déplacé sur les toitures. La manutention dépend des accès : escalier, échelle ou nacelle. Ce point se vérifie avant l'intervention.
- Prix : 2 995 € HT.
- Rendement annoncé : 1 litre de liquide fumigène pour un volume enfumé allant jusqu'à 62 500 m².
- Dépression de travail : 260 mbars.
- Châssis acier de 18 kg, avec poignées de transport.
- Fumée sèche et neutre, compatible avec les soudures à l'air chaud et les bandes adhésives EPDM.
Questions fréquentes des étancheurs
Comment raccorder le générateur sous une membrane PVC sans abîmer l'étanchéité ? On utilise un raccord d'hélice ou une platine d'insufflation spécifique AGM TEC. Une fois le test terminé, la petite ouverture est refermée par une pièce de membrane soudée à chaud.
Peut-on utiliser l'appareil sous la pluie ? Il est conseillé de travailler par temps sec ou sur une membrane non détrempée, afin d'observer clairement la sortie de fumée blanche sans obstruction par l'eau stagnante.
Ces réponses valent pour un contrôle courant. Selon le diagnostic et l'état du support, le nombre de points d'insufflation et le mode de raccordement peuvent varier.