Le rapport d'inspection de canalisation est le document qui transforme les images enregistrées dans la conduite en un constat technique exploitable : état du tronçon, nature des défauts, localisation et métrage. Pour être recevable par un syndic, une collectivité, un bureau d'études ou un assureur, il doit suivre une codification reconnue, en France la norme NF EN 13508-2 (+A1). Voici comment le construire, étape par étape.
Pourquoi un rapport d'inspection de canalisation est-il indispensable ?
Un rapport d'inspection télévisée ne se limite pas au passage de la caméra. C'est un constat écrit, daté et localisé. Il décrit ce que l'opérateur a vu, tronçon par tronçon, et permet de comparer l'état du réseau d'une campagne à l'autre.
Sa valeur est d'abord probante. En cas de dégât des eaux, d'effondrement de terrain ou d'engorgement récurrent, le rapport devient une pièce technique opposable devant une assurance, un expert ou un tribunal. Cette valeur dépend directement de la rigueur du document : une anomalie non codée ou mal localisée affaiblit l'ensemble.
Il sert ensuite à décider. Un syndic de copropriété, une collectivité ou un maître d'œuvre s'appuie sur le compte-rendu pour arbitrer entre un curage hydrodynamique, un chemisage partiel ou une ouverture de tranchée. Plus la description est précise, plus le devis qui suit est juste.
Enfin, il assure la traçabilité des ouvrages : fissures, contre-pentes, dépôts calcaires ou graisseux, présence de racines. Un document clair et illustré valorise aussi la technicité de l'entreprise qui l'a produit.
- Valeur juridique et probante : preuve technique auprès des assurances, des experts et des tribunaux.
- Aide à la décision : choix de la méthode d'intervention adaptée au désordre constaté.
- Traçabilité du patrimoine : état structurel et fonctionnel du réseau à un instant donné.
- Image professionnelle : un compte-rendu soigné rassure le donneur d'ordre sur la rigueur de l'intervention.
Que doit contenir un rapport conforme à la norme NF EN 13508-2 ?
La NF EN 13508-2 (et son amendement +A1) encadre la description visuelle des réseaux d'évacuation et d'assainissement. Elle standardise la manière de nommer les désordres, de les classer et de les situer.
Concrètement, elle distingue les défauts structurels — ceux qui touchent la conduite elle-même — des défauts fonctionnels, qui gênent l'écoulement sans dégrader immédiatement la structure. Chaque anomalie doit aussi être positionnée par une distance métrique, repérée depuis le regard amont ou le regard aval.
Rédiger ce type de rapport à la main ou sous traitement de texte prend du temps et expose à des erreurs de codification. Une anomalie mal codée reste lisible pour le technicien qui l'a saisie, mais devient contestable pour un tiers qui ne connaît pas le chantier.
C'est ce formalisme qui rend le document comparable d'un intervenant à l'autre. Un bureau d'études peut reprendre un rapport normé, l'intégrer à un dossier de consultation ou suivre l'évolution d'un réseau sur plusieurs années.
| Élément du rapport | Ce que décrit la norme | Ce que le rapport doit indiquer |
|---|---|---|
| Défauts structurels | Fissures, cassures, déformations, raccordements défectueux | Code du défaut et position sur le tronçon |
| Défauts fonctionnels | Dépôts de sédiments, infiltrations, obstructions, racines | Code, importance et position du désordre |
| Localisation | Repère du tronçon inspecté | Distance métrique depuis le regard amont ou aval |
Tubilog : comment AGM TEC automatise la rédaction du rapport
Tubilog est un logiciel développé en France par AGM TEC, concepteur de caméras d'inspection de canalisations et de conduits (gammes Tubicam, Verticam, Scopicam, robots d'inspection), dont le siège se situe à Bessières, en Haute-Garonne.
Le logiciel fonctionne sous Windows, sur poste de bureau, ordinateur portable ou tablette de chantier. L'opérateur saisit le chantier, les caractéristiques du tronçon, puis sélectionne les constats dans des listes prédéfinies basées sur la NF EN 13508-2+A1. Les photos et vidéos capturées pendant l'inspection sont importées directement dans le rapport.
L'édition produit un compte-rendu complet au format PDF, avec les photos des désordres, les descriptions horodatées et les métrages. Selon l'éditeur, Tubilog fonctionne hors ligne et reste compatible avec toute marque de caméra d'inspection : un point à vérifier selon votre parc matériel.
Pour un projet d'équipement ou une question sur le logiciel, AGM TEC peut être joint au 05 61 42 90 63.
- Modèle tarifaire : achat définitif, licence à vie sans abonnement, là où les solutions classiques fonctionnent par abonnement récurrent.
- Fonctionnement : autonome hors ligne, utile en sous-sol et sur des sites isolés ; les solutions classiques exigent souvent une connexion continue.
- Norme NF EN 13508-2 : intégrée nativement selon AGM TEC, alors qu'elle est parfois proposée en option payante ailleurs.
- Mises à jour et support : assistance et migration annoncées gratuites à vie, contre une maintenance facturée annuellement chez d'autres éditeurs.
- Compatibilité matériel : annoncée comme universelle, indépendante de la marque de caméra utilisée.
- Prise en main : formation à distance d'une heure incluse à l'achat, selon l'éditeur.

Comment réaliser un rapport d'inspection en 4 étapes ?
Tubilog organise la rédaction en quatre étapes successives. L'objectif est de ne rien ressaisir après le chantier et de limiter les oublis de codification.
La vidéo ci-dessous présente le logiciel et l'enchaînement de ces étapes, de la création du chantier jusqu'au rapport exporté.
- Identification du chantier : coordonnées du client, adresse de l'intervention, informations générales du projet.
- Spécification technique du tronçon : matériau (PVC, fonte, béton, grès), diamètre intérieur, forme du profil, sens de l'écoulement.
- Observations et import multimédia : intégration des photos et vidéos de l'inspection, sélection des constats dans les listes prédéfinies basées sur la NF EN 13508-2+A1.
- Génération du document : édition du compte-rendu au format PDF, avec photos des désordres, descriptions horodatées et métrages.
Quelles bonnes pratiques adopter pour un rapport irréprochable ?
L'en-tête du rapport porte votre identité : logo, coordonnées complètes et, le cas échéant, vos références et certifications. C'est ce document que le donneur d'ordre conservera, parfois pendant des années.
Documentez chaque anomalie par une photo nette et bien éclairée, cadrée sur le désordre : une racine traversante, un déboîtement ou une fissure longitudinale se comprennent mieux sur une image que dans un long texte.
Précisez systématiquement le sens de l'écoulement, avec les repères du regard de départ (amont) et du regard d'arrivée (aval). L'équipe de terrassement ou de chemisage retrouvera plus vite le point d'intervention.
Adaptez enfin le niveau de rapport à la demande : un compte-rendu simple pour un particulier qui veut connaître l'état de son raccordement au tout-à-l'égout, un rapport normé NF EN 13508-2 pour un syndic, un assureur ou une régie publique. Indiquez aussi les limites du diagnostic : portion non accessible, conduite non parcourable, image inexploitable à un endroit donné.
- Soigner l'en-tête et l'identité visuelle du document.
- Illustrer chaque anomalie par une photo nette plutôt que par un texte long.
- Indiquer le sens d'écoulement et les regards amont et aval.
- Choisir le niveau de rapport attendu par le destinataire : simple ou normé NF EN 13508-2.
- Mentionner les limites du diagnostic : accès, portion non inspectée, image inexploitable.